La donne du diagnostic de performance énergétique évolue en ce début d’année et elle risque de modifier profondément la lecture du parc résidentiel français. Les changements de calcul annoncés visent à réviser le coefficient appliqué à l’électricité, ce qui entraînera le reclassement automatique de nombreux logements chauffés par cette énergie. Vous lirez ici ce que cela implique pour les propriétaires, pour les locataires et pour la trajectoire de la rénovation énergétique du pays.
Que change vraiment le calcul du DPE ?
Le calcul du DPE repose sur la consommation estimée et sur l’impact carbone d’un logement. Les pouvoirs publics ont décidé d’ajuster le coefficient lié à l’électricité afin de corriger un déséquilibre entre sources d’énergie. Cette révision abaisse le coefficient utilisé depuis 2026, ce qui modifie la note finale dans de nombreux cas.
Cette modification vise à harmoniser le traitement du gaz, du fioul et de l’électricité. Les logements chauffés à l’électricité verront donc leur consommation théorique recalculée à la baisse. Le résultat se traduira par des changements de lettres sur l’étiquette énergétique pour un nombre conséquent de biens.
Combien de logements seront impactés par la reclassification ?
Les estimations officielles parlent d’un ordre de grandeur proche de 700 000 logements qui pourraient remonter d’une ou de deux classes. La majorité de ces biens concernent des habitations anciennes chauffées électriquement et souvent situées en zones résidentielles.
Pour certains propriétaires la conséquence immédiate sera la possibilité de remettre un logement sur le marché locatif sans procéder à des travaux lourds. Ce changement aura aussi un effet sur la dynamique du marché et sur les arbitrages patrimoniaux à court terme.
Ce rehaussement de notes remet-il en cause la rénovation énergétique ?
Les risques d’un signal plus faible pour les travaux
Des acteurs de la transition craignent que des notes plus favorables ne réduisent l’urgence perçue de rénover. Une étiquette améliorée peut inciter à repousser des travaux pourtant nécessaires pour réduire les consommations réelles et le confort thermique.
Les arguments en faveur du recalcul
Le gouvernement avance que la correction permettra de restaurer la confiance dans le DPE après des dérives constatées. Une méthodologie plus juste doit rendre l’outil plus crédible pour orienter les décisions d’investissement.
Comment l’exécutif explique-t-il cette évolution ?
Les responsables publics évoquent un rééquilibrage entre les filières énergétiques pour tenir compte de leur impact réel. Ils soutiennent que le coefficient antérieur favorisait involontairement certaines sources au détriment d’autres. Le but affiché consiste à rendre le DPE plus représentatif des consommations et du bilan carbone.
Quelles démarches pour propriétaires et locataires ?
Propriétaires quelles actions prioritaires
Les propriétaires gagnent à vérifier l’impact du nouveau calcul sur leurs biens et à actualiser leurs diagnostics. Une étiquette revue ne dispense pas d’évaluer l’efficacité réelle du logement et son confort. Il reste pertinent d’établir un plan de travaux lorsque des gains énergétiques importants sont possibles.
- Vérifier le nouveau DPE et comparer avec l’ancien
- Prioriser l’isolation et la gestion des ponts thermiques
- Consulter un professionnel pour chiffrer les économies possibles
Locataires que contrôler avant de signer
Les locataires gagneront à demander la copie du DPE et à s’informer sur les performances réelles du logement. Une meilleure note administrative ne garantit pas toujours des factures moins élevées. Examiner le type de chauffage et l’isolation permettra de mieux anticiper les dépenses énergétiques.
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Laurent Jonas est un consultant chevronné en fiscalité, spécialisé dans l’optimisation des impôts et la gestion des finances des entreprises. Avec une solide expérience auprès des TPE et PME, il offre sur FAIRE des articles riches en conseils pour naviguer dans le monde complexe des crédits d’impôts et des aides publiques.


