Le prêt relais facilite l’achat d’un nouveau logement avant la vente de l’ancien, un mécanisme qui interpelle souvent les acheteurs confrontés à une transition logistique et financière. Les simulations menées par Meilleurtaux montrent que le choix entre un relais et une vente avant achat dépend du montage du dossier, de la durée de transition et du poids des loyers temporaires. Les mots clés à garder en tête sont prêt relais, vente avant achat et coût du crédit immobilier, qui reviennent régulièrement dans l’analyse. Cet article décrypte ces éléments pour vous aider à mieux peser les options.
Quel est le poids du prêt relais sur le marché ?
Le prêt relais représente une part limitée des dossiers de crédit immobilier mais son impact financier reste notable. Aujourd’hui, il pèse environ 6% des dossiers, selon les données de Meilleurtaux. Les chiffres montrent que ce produit reste plus fréquent chez des ménages disposant de ressources et d’apports supérieurs à la moyenne.
Les emprunteurs concernés ont en moyenne 43 ans contre 36 ans pour l’ensemble du marché. Les revenus moyens s’élèvent à 7 100 euros et l’apport moyen atteint 82 000 euros. Enfin, les montants empruntés dépassent largement la moyenne, avec 478 000 euros en moyenne pour un dossier relais versus 222 000 euros pour les autres profils.
Qui recourt au prêt relais et comment fonctionne-t-il ?
Le prêt relais sert principalement à acheter sans attendre la vente du bien actuel, une solution prisée des secondo-accédants. Les banques avancent généralement entre 60% et 80% de la valeur estimée du bien à revendre, déduction faite du capital restant dû. Ce niveau d’avance réduit la nécessité d’un apport immédiat et accélère la concrétisation de l’achat.
Dans des cas plus aboutis, comme la signature d’un compromis, certains établissements peuvent proposer des avances plus importantes, jusqu’à 90% voire 100% de la valeur hors capital restant dû. Cette souplesse dépend du dossier et de la confiance de la banque dans la rapidité de la revente.
Vendre avant d’acheter est-ce toujours moins cher ?
L’option classique consiste à vendre d’abord, puis à acheter, ce qui évite le relais mais peut entraîner une location temporaire et un double déménagement. Les simulations montrent que l’écart de coût varie fortement selon le montage financier retenu et la durée de la transition entre les deux logements.
Dans plusieurs scénarios étudiés, la vente avant achat n’apparaît pas systématiquement comme la solution la plus économique. Lorsque les loyers provisoires augmentent ou que la période de recherche s’allonge, le prêt relais peut devenir plus compétitif financièrement.
Quels scénarios concrets permettent de comparer les options ?
Les comparaisons pratiques aident à visualiser les différences de coût entre relais et revente préalable. Meilleurtaux a modélisé plusieurs situations urbaines pour mesurer l’impact du montage choisi.
Paris scenario sur six mois
Un propriétaire parisien vend un bien estimé à 450 000 euros avec 250 000 euros de capital restant dû et vise un achat à 600 000 euros. Sur une transition de six mois, la revente avant achat ressort 35% moins chère qu’un prêt relais intégral qui rachète l’ancien et finance le nouveau. Toutefois, elle reste 2 800 euros plus onéreuse qu’un relais sans rachat du premier prêt.
Rennes comparaison en métropole régionale
Dans une métropole comme Rennes, l’exemple retenu implique un bien à 285 000 euros, 180 000 euros de dette et un achat à 380 000 euros. Les résultats sont proches de ceux observés à Paris: la revente avant achat coûte 3 318 euros de plus qu’un prêt relais sans rachat du crédit initial.
Facteurs qui modifient les écarts entre options
Plusieurs paramètres font bouger les bilans financiers: le taux de l’emprunt, la durée du relais, le montant du loyer temporaire et la capacité à obtenir une avance élevée sur la valeur du bien. Les différences de prix du marché local jouent également un rôle majeur.
Quelle influence a la durée de transition sur le coût ?
La durée entre la mise en vente et la réalisation de l’achat conditionne largement le choix entre relais et vente préalable. Si la période d’attente est courte, la revente avant achat peut rester attractive économiquement et logistiquement. En revanche, lorsque la recherche s’étire, les loyers pèsent fortement sur le budget et inversent parfois la comparaison.
Un conseiller de Meilleurtaux souligne que la vente avant rachat n’est réellement avantageuse que dans des cas précis. La première situation concerne la possibilité de se loger provisoirement à faible coût ou gratuitement. La seconde survient quand l’acheteur trouve très rapidement le bien à acquérir.
- Vente avant achat payante si logement provisoire peu coûteux
- Vente avant achat payante si acquisition immédiate du nouveau bien
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Laurent Jonas est un consultant chevronné en fiscalité, spécialisé dans l’optimisation des impôts et la gestion des finances des entreprises. Avec une solide expérience auprès des TPE et PME, il offre sur FAIRE des articles riches en conseils pour naviguer dans le monde complexe des crédits d’impôts et des aides publiques.
