Si vous êtes détenteur d’un contrat de retraite ancien, les règles fiscales récentes peuvent changer votre stratégie d’épargne retraite. Les mots clés à connaître sont PER, Perp, Madelin et déduction fiscale, surtout quand on parle d’un âge pivot comme 70 ans et des mesures introduites par la loi de finances 2026. Cet article explique clairement qui est impacté, comment se calcule la déduction et quelles options restent ouvertes aux épargnants. Vous trouverez des repères pratiques pour décider des prochains pas sans vous perdre dans le jargon.
Le PER conserve-t-il son avantage avant et après 70 ans?
La réforme fiscale de 2026 a ciblé précisément le fonctionnement du PER pour les titulaires âgés. Les versements effectués après 70 ans ne donnent plus droit à la déduction fiscale du revenu imposable. Avant cet âge, le mécanisme de déduction reste inchangé et peut encore réduire significativement votre base imposable.
Les Perp et Madelin bénéficient-ils d’un traitement particulier?
Des différences importantes subsistent entre anciens contrats et produit plus récent. Le texte qui accompagne la réforme mentionne explicitement le PER sans nommer le Perp, ce qui crée une opportunité pour les titulaires d’anciens plans.
Qui peut encore déduire ses versements?
Seules les personnes déjà titulaires d’un Perp ou d’un contrat Madelin continuent de pouvoir déduire certains versements après 70 ans. Les nouveaux souscripteurs ne peuvent plus ouvrir ces produits depuis 2020, ce qui rend la situation assez spécifique.
Ces contrats sont-ils toujours commercialisés?
La commercialisation du Perp et des contrats Madelin a été arrêtée au profit du PER au 1er octobre 2020. En conséquence, aucun nouvel épargnant ne peut bénéficier aujourd’hui de ces formules. Seuls les contrats anciens restent actifs pour leurs détenteurs.
Pourquoi cette différence avec le PER?
La logique de la législation a favorisé l’uniformisation vers le PER, mais les règles de transition ont laissé subsister des avantages pour les anciens contrats. Ce traitement inégal peut surprendre puisqu’il fait des produits plus anciens des solutions fiscales parfois plus favorables que le contrat de référence.
Comment se calcule la déduction fiscale sur le PER?
La déduction dépend de deux plafonds et de la formule la plus avantageuse pour l’épargnant. Le cadre réglementaire fixe un pourcentage du plafond annuel de la Sécurité sociale et une part des revenus professionnels selon des limites précises.
- Plafond standard : 10 % du PASS de l’année N-1, avec un minimum et un maximum annuels à respecter.
- Alternative possible : 10 % des revenus professionnels de l’année N-1, limité à huit fois le PASS de l’année N-1.
Quels montants se traduisent concrètement pour 2026?
Pour l’exercice 2026, la fourchette de déduction pour un titulaire de PER âgé de moins de 70 ans va d’un plancher à un plafond précis. Ces repères aident à anticiper l’économie d’impôt réalisable sur vos revenus déclarés.
Quelles démarches envisager si vous possédez un Perp ou un Madelin?
Vérifier l’ancienneté et la nature contractuelle de votre produit constitue la première étape. Un point avec votre conseiller patrimonial permet d’évaluer l’opportunité de poursuivre les versements après 70 ans ou d’adapter votre fiscalité par d’autres leviers.
Vous pouvez aussi comparer l’efficacité fiscale du maintien des versements avec des solutions alternatives comme la mise en rente, le rachat partiel ou la diversification vers d’autres enveloppes d’épargne. L’analyse doit intégrer votre situation personnelle, l’impact fiscal et vos besoins de liquidité.
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Laurent Jonas est un consultant chevronné en fiscalité, spécialisé dans l’optimisation des impôts et la gestion des finances des entreprises. Avec une solide expérience auprès des TPE et PME, il offre sur FAIRE des articles riches en conseils pour naviguer dans le monde complexe des crédits d’impôts et des aides publiques.






