Depuis le 6 janvier 2026, la garantie gratuite proposée par Action Logement, connue sous le nom de Visale, a été profondément révisée et modifie les choix des bailleurs et des candidats à la location. Les candidats sans garant, les propriétaires et les courtiers immobiliers cherchent désormais à comprendre l’impact sur la sécurité des loyers, les plafonds d’éligibilité et les alternatives payantes qui fleurissent sur le marché. Cet article décortique les nouveautés, compare les solutions privées et publiques, et indique les points concrets à examiner avant de signer un bail.
Que change Visale depuis le 6 janvier 2026?
La nouveauté majeure consiste en une limitation temporelle de la prise en charge des impayés. Désormais, la garantie couvre les impayés uniquement s’ils surviennent pendant les trois premières années du bail, alors que précédemment la couverture pouvait aller jusqu’à 36 mois d’impayés quelles que soient la date d’apparition des incidents.
Action Logement justifie ce recentrage par des données internes et des contraintes budgétaires après l’activation de près de 1,9 million de garanties. Les contrats signés avant le 6 janvier 2026 conservent l’ancien régime et la garantie peut parfois être reconduite sous conditions si le locataire reste éligible.
Qui peut encore bénéficier de la caution gratuite Visale?
Les profils ciblés restent principalement les jeunes de 18 à 30 ans et certains salariés de plus de 30 ans. Le plafond d’éligibilité pour ces derniers a été relevé en 2026 et se fixe à 1 710 euros net par mois, contre 1 500 euros auparavant.
Les dossiers validés avant la date de modification gardent les règles anciennes, ce qui crée une période transitoire entre anciens et nouveaux contrats. Si vous relevez d’un des profils visés, vérifiez précisément la date de signature du contrat Visale et les conditions d’éligibilité.
Quels impacts pour les bailleurs et pourquoi certains s’inquiètent?
La limitation dans le temps ajoute une incertitude pour certains propriétaires qui cherchaient une garantie sans contrainte pendant toute la durée du bail. La crainte principale porte sur le risque d’impayés après la troisième année quand la protection publique prend fin.
Cette situation pousse un nombre croissant de bailleurs à demander des garanties complémentaires ou à privilégier des dossiers perçus comme moins risqués. Le marché réagit en faisant évoluer les offres d’assurance et les pratiques de sélection.
Quelles solutions alternatives existent pour sécuriser les loyers?
Plusieurs leviers permettent de réduire le risque d’impayés lorsque Visale n’offre plus une couverture totale. Les options vont de la caution familiale à la souscription d’une GLI classique par le propriétaire, en passant par des garanties payantes proposées aux locataires.
Comment fonctionnent les garanties privées payées par le locataire?
Des acteurs comme Cautioneo et GarantMe proposent des formules où le locataire règle une prime annuelle en échange d’une couverture versée au bailleur en cas d’impayé. Ces offres examinent souvent l’ensemble des revenus du candidat et non seulement le salaire.
Quel niveau d’indemnisation et quelle durée offrent-elles?
Selon les contrats privés, l’indemnisation peut atteindre jusqu’à 96 000 euros et ne comporte pas toujours de limite de durée tant que le locataire reste en place. Les garanties sont donc parfois plus étendues que la couverture actuelle de Visale.
Combien coûtent ces garanties pour le locataire?
Le tarif se situe généralement entre 4,1 % et 4,5 % du loyer annuel charges comprises. Concrètement, pour un loyer de 1 000 euros, cela représente environ 40 à 45 euros par mois à la charge du locataire.
Quand la GLI classique s’avère-t-elle préférable?
La GLI souscrite par le propriétaire reste un choix pertinent si la priorité porte sur une protection maximale et sur la maîtrise directe du contrat d’assurance. Ces polices imposent souvent des critères stricts : revenus de référence, stabilité professionnelle et exclusions de certains profils.
Dans un marché tendu, la GLI peut rassurer un propriétaire qui refuse de prendre des risques. En revanche, ce modèle peut réduire le nombre de candidats acceptables et alourdir les démarches administratives.
Comment décider entre Visale, une garantie payante ou une GLI?
Le choix dépendra du profil du locataire, du montant du loyer et de l’appétence au risque du bailleur. Une analyse objective des revenus, des charges et de l’historique locatif permet de retenir l’option la plus adaptée.
- Si la sécurité prime : la GLI souscrite par le propriétaire offre la couverture la plus classique.
- Si le candidat manque de garant : une garantie privée payée par le locataire peut faciliter l’accès au logement.
- Si le budget est limité : Visale reste une solution gratuite pour les profils éligibles, mais avec la limite des trois premières années.
Examinez également la flexibilité des contrats privés, les outils de vérification et les exclusions avant de vous engager. Les critères varient fortement d’un prestataire à l’autre et il est conseillé de comparer les offres sur des critères précis.
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Laurent Jonas est un consultant chevronné en fiscalité, spécialisé dans l’optimisation des impôts et la gestion des finances des entreprises. Avec une solide expérience auprès des TPE et PME, il offre sur FAIRE des articles riches en conseils pour naviguer dans le monde complexe des crédits d’impôts et des aides publiques.






