Bonne nouvelle pour les emprunteurs immobiliers : à compter du 1er octobre, les plafonds du taux d'usure seront relevés. Ce changement peut débloquer des dossiers refusés ces derniers mois, mais il arrive alors que les taux nominaux continuent de progresser, ce qui complique encore l’accès au crédit.
Ce que signifie la hausse du taux d’usure pour votre prêt immobilier
Le taux d’usure fixe la limite légale du coût total d’un crédit. Il inclut le taux d’intérêt nominal, l’assurance obligatoire, les garanties et certains frais annexes. Si le TAEG dépasse ce plafond, la banque ne peut pas octroyer le prêt.
Cette remontée ouvre une marge supplémentaire pour des dossiers proches du seuil. Mais elle ne change pas automatiquement les conditions de marché.
Les nouveaux plafonds applicables dès le trimestre
Les seuils varient selon la durée du prêt. Voici les références publiées pour la période concernée :
- Moins de 10 ans : 4,09 %
- De 10 à 20 ans : 4,68 %
- Plus de 20 ans : 5,40 %
Ces plafonds restent en vigueur jusqu’au 31 décembre 2026, sauf nouvelle révision réglementaire.
TAEG vs taux nominal : pourquoi la différence compte
Le taux nominal ne reflète pas le coût réel du crédit. Le TAEG, lui, intègre toutes les charges obligatoires. C’est ce taux plafonné par le taux d’usure qui fait la décision finale de la banque.

Éléments inclus dans le calcul du TAEG
- Taux d’intérêt nominal
- Assurance emprunteur
- Frais de garantie ou caution
- Frais de dossier et parfois frais annexes
Comment rester en dessous du plafond : bonnes pratiques
Plusieurs leviers permettent de réduire le TAEG. Ils sont souvent décisifs pour obtenir l’accord bancaire.

- Comparer les assurances : la délégation d’assurance peut faire baisser fortement le TAEG.
- Négocier le taux nominal avec la banque ou via un courtier.
- Réduire les frais de dossier ou en obtenir la prise en charge.
- Allonger légèrement la durée pour diminuer la mensualité et parfois le TAEG.
- Augmenter l’apport afin de réduire le montant emprunté.
Conséquences sur le marché immobilier et les emprunteurs
La hausse du taux d’usure apporte un peu d’air au marché du crédit. Pourtant, si les taux nominaux continuent d’augmenter, l’effet sera mitigé.
Les primo-accédants et les ménages aux revenus serrés restent les plus vulnérables. Les banques continuent de serrer leurs critères sur la solvabilité.
Que faire si votre dossier a été refusé récemment
Plusieurs options sont possibles pour relancer une demande :
- Reprendre contact avec votre établissement pour une nouvelle analyse.
- Faire jouer la concurrence auprès d’autres banques ou courtiers.
- Revoir l’assurance emprunteur pour réduire le TAEG.
- Augmenter l’apport ou modifier la durée pour améliorer le ratio d’endettement.
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Benjamin Lambert est spécialisé dans l’analyse des marchés financiers et la gestion d’actifs. Avec plus de 12 ans d’expérience, il apporte des analyses claires sur les tendances boursières, les investissements durables et les stratégies fiscales. Sur FAIRE, Pierre décrypte l’actualité économique pour mieux vous guider dans vos choix financiers.






