Installer une pompe à chaleur air-air, c’est tentant. Écologique, économique à l’usage, capable de chauffer en hiver et de rafraîchir en été… Ce système coche toutes les cases. Mais côté aides de l’État, les choses sont moins évidentes qu’il n’y paraît. En 2025, la plupart des Français pensent encore pouvoir bénéficier d’une grosse subvention pour ce type d’équipement. Or, la réalité est plus nuancée. Voici ce qu’on peut vraiment attendre.
Ce que l’État ne finance plus en 2025
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Contrairement aux idées reçues, la pompe à chaleur air-air ne donne plus droit à MaPrimeRénov’, sauf exception. En cause ? Elle ne chauffe pas l’eau sanitaire et ne correspond pas aux objectifs thermiques les plus ambitieux. Résultat : les projets simples avec une PAC air-air seule sont exclus du dispositif.
Ceux qui veulent malgré tout installer ce type de système peuvent s’orienter vers d’autres formes d’aide, à commencer par les certificats d’économie d’énergie, qui restent compatibles avec ce type d’équipement. Et dans certains cas, la TVA peut être réduite à 10 % sur les travaux, à condition que le logement ait plus de deux ans. Ce sont des détails qui peuvent compter dans un budget global, surtout lorsqu’on cumule plusieurs postes.
Les aides locales, quant à elles, varient d’une commune à l’autre. Certaines régions encouragent encore l’installation de PAC air-air dans des zones non chauffées au gaz, ou pour remplacer des radiateurs électriques anciens. Il faut donc vérifier précisément ce que propose sa collectivité avant de se lancer.
Les conditions pour toucher une aide en 2025
Le seul vrai moyen d’obtenir un coup de pouce de l’État pour une pompe à chaleur air-air, c’est de l’inclure dans une rénovation énergétique globale. Cela suppose un audit énergétique préalable, un bouquet de travaux cohérent (isolation, ventilation, régulation…), et souvent le recours à un accompagnateur agréé.

Dans ce cadre-là, la PAC air-air devient un des éléments du projet, et peut être prise en compte dans le calcul des aides cumulées, même si elle n’est pas valorisée à elle seule. Cette approche séduit surtout les propriétaires de passoires thermiques ou les bailleurs qui souhaitent améliorer leur DPE. La procédure impose des conditions strictes, notamment dans le cas de logements concernés par l’audit énergétique obligatoire.
En dehors de cette option, la seule aide significative reste la prime CEE (certificats d’économie d’énergie), dont le montant dépend du revenu fiscal de référence et du fournisseur d’énergie choisi pour le versement.
Quelles économies peut-on espérer ?
L’installation d’une pompe à chaleur air-air revient en moyenne entre 5 000 et 9 000 € TTC selon la surface à équiper, la marque et le nombre de splits. Pour un foyer modeste, la prime CEE peut atteindre 800 à 1 000 € si le dossier est bien monté.
Et en termes de consommation, le gain peut être réel : jusqu’à 30 % d’économies sur la facture de chauffage pour ceux qui abandonnent un chauffage tout électrique. Mais attention à la configuration des lieux : une mauvaise isolation ou un réglage inadapté peut vite réduire les performances.
Certains modèles permettent aussi de rafraîchir l’air en été, ce qui ajoute un confort supplémentaire… mais aussi une consommation électrique. D’où l’importance de ne pas voir la PAC air-air comme une solution miracle, mais comme un élément d’un ensemble cohérent.
Pour qui ce système reste intéressant
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Les logements sans système de chauffage central (chauffage individuel par radiateur électrique par exemple)
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Les habitants de zones non desservies par le gaz
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Les logements bien isolés qui n’ont pas besoin d’un chauffage à haute puissance
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Les propriétaires qui cherchent une solution réversible pour toute l’année
Si ces conditions sont réunies, la PAC air-air reste une alternative viable et performante, même si les aides sont limitées. D’autant plus que certaines plateformes proposent des primes immédiates sans avance de frais, à condition de passer par un installateur certifié RGE.
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Camille Bernard est dans l’immobilier avec une forte expérience dans la gestion de patrimoine et l’investissement locatif. Sur FAIRE, elle partage ses connaissances sur les tendances immobilières, les copropriétés et les projets de rénovation, tout en fournissant des conseils pratiques pour optimiser vos investissements.






