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Que change la baisse de 10 % de la taxe d’habitation pour les résidences secondaires en 2025 ?

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Que change la baisse de 10 % de la taxe d'habitation pour les résidences secondaires en 2025 ?

En 2025, la fiscalité liée aux résidences secondaires a connu un tournant notable, porté par une meilleure qualité des fichiers fiscaux et des contrôles renforcés. La taxe d’habitation sur les résidences secondaires, souvent abrégée THRS, a touché moins de logements mais a vu la facture moyenne progresser légèrement. La Direction générale des finances publiques a publié des chiffres qui révèlent des tendances importantes pour les propriétaires, les collectivités et les contribuables non-résidents. Cet article analyse ces évolutions en détaillant les causes, les montants et les répercussions.

Pourquoi le nombre de logements imposés a-t-il reculé en 2025 ?

La statistique la plus marquante affiche une baisse de 10,6 % du nombre de locaux soumis à la THRS, qui s’établit à 2,7 millions en 2025. Les appartements ont été particulièrement concernés avec une chute de 12,4 %, tandis que les maisons ont diminué de 8,4 %. Ces mouvements traduisent surtout une correction des fichiers fiscaux et une meilleure identification des situations d’occupation.

Tableau statistique montrant la baisse du nombre de locaux soumis à la THRS
Le nombre de locaux soumis à la THRS a reculé de 10,6 % en 2025.

La clarification des statuts entre résidences principales, résidences secondaires et logements vacants a permis d’éliminer des doublons et des erreurs. Le recul du nombre de redevables s’inscrit donc davantage dans un effort de fiabilisation que dans une modification massive des comportements d’achat.

Comment Gérer mes biens immobiliers a transformé la collecte des données ?

L’outil Gérer mes biens immobiliers, connu sous l’acronyme GMBI, a été au centre de la réforme des déclarations. Sa mise à jour a rendu l’identification des occupants plus précise et a facilité le croisement entre déclarations de revenus et informations sur l’occupation.

Ordinateur portable affichant un formulaire de déclaration de biens immobiliers en ligne
L’outil Gérer mes biens immobiliers a amélioré l’identification de l’usage des logements.

Fonctionnement et objectifs

GMBI vise à recevoir des informations directes des propriétaires sur l’usage de leurs logements. Les administrations peuvent ainsi distinguer plus nettement résidence principale et secondaire.

Dysfonctionnements signalés

La mise en place a rencontré des erreurs initiales qui ont conduit à des notifications injustifiées pour certains contribuables. Selon la Cour des comptes, plus d’un million de personnes avaient été concernées par des positions erronées en 2023.

Mesures prises pour corriger les inexactitudes

Les formulaires de déclaration de revenus ont été revus et des procédures de recoupement renforcées. Ces ajustements ont limité les erreurs, notamment pour les jeunes et les étudiants.

Quels effets sur les dégrèvements et les recettes locales ?

La fiabilisation des données a entraîné une forte diminution des dégrèvements au titre de la THRS. Ceux-ci sont passés de 700 millions d’euros en 2024 à 300 millions d’euros en 2025, soit une baisse de 57 %.

Le montant global de taxe mis à la charge des contribuables a reculé de 9,7 % pour atteindre 2,9 milliards d’euros. En intégrant les dégrèvements pris en charge par l’État, les recettes perçues par les collectivités locales se sont réduites de 17,9 %, de 3,9 à 3,2 milliards d’euros.

  • Locaux imposés : 2,7 millions en 2025
  • Total THRS après dégrèvement : 2,9 milliards d’euros
  • Recettes locales : baisse à 3,2 milliards d’euros

Qui supporte majoritairement la charge de la THRS ?

La THRS reste essentiellement payée par des particuliers. Ils constituent 92 % des redevables, ce qui témoigne de la nature domestique de cet impôt. Parmi ces contribuables, la répartition des montants montre des inégalités marquées.

Les ménages français

La majorité des résidences secondaires appartiennent à des foyers déclarant leurs revenus en France. Vous remarquerez que ces ménages portent l’essentiel du poids fiscal.

Les foyers les plus aisés

Les 10 % des ménages les plus riches acquittent environ un tiers de la THRS. Leur contribution s’élève à près d’un milliard d’euros, soit une quote-part disproportionnée.

Les contribuables non-résidents

Un peu moins de 260 000 résidences secondaires sont détenues par des personnes vivant à l’étranger, soit près de 10 % du total. Le montant associé à ces non-résidents a augmenté d’environ 3 % en 2025.

La facture moyenne a-t-elle évolué en 2025 ?

La facture moyenne par logement montre une légère hausse, passant de 1 083 euros en 2024 à 1 094 euros en 2025. Cette augmentation modeste masque des différences selon le type de bien. Pour un appartement, la taxe moyenne atteint 1 282 euros, contre 1 251 euros l’année précédente.

Les maisons ont suivi une trajectoire comparable avec une moyenne à 1 051 euros en 2025 contre 1 010 euros en 2024. Ces chiffres doivent être lus à la lumière des évolutions locales des bases fiscales et des décisions des collectivités.

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