Les récents échanges entre 2CRSi et le fonds Grizzly Research ont relancé les questions sur la transparence financière et la gouvernance du groupe. Le PDG Alain Wilmouth a répondu publiquement lors d’un webinaire et l’entreprise a diffusé un communiqué détaillé pour contrer les allégations portant sur ses revenus et ses projections. Vous lirez ici une synthèse factuelle des points contestés, des explications fournies par la direction et des conséquences observées sur le marché.
Que reproche précisément Grizzly Research à 2CRSi ?
Le rapport de Grizzly Research pointe des suspicions de chiffre d’affaires « fabriqué » et interroge la cohérence des projections commerciales. L’étude cite des anomalies de répartition géographique et évoque des liens supposés entre dirigeants et clients. Des extraits mettent en avant des mentions telles que « Co‑Founder » liées à une entité américaine nommée NewYork GreenCloud. Ces accusations ont suffi à déclencher une réaction forte des marchés et des investisseurs.
Comment la direction a-t-elle riposté aux accusations ?
Réponse officielle publiée par le groupe
Le communiqué diffusé par 2CRSi articule une réponse en plusieurs points et nie formellement toute manipulation des comptes. La société insiste sur le fait que ses comptes sont établis selon les normes en vigueur et certifiés par Ernst & Young. Le ton vise à rassurer les actionnaires et les régulateurs quant à la régularité des pratiques financières.
Intervention du PDG lors du webinaire
Lors du webinaire, Alain Wilmouth a reconnu certaines lacunes de communication et présenté ce qui a été qualifié de « mea culpa ». Il a expliqué que des choix de confidentialité commerciale et des changements administratifs avaient pu rendre le groupe vulnérable aux interprétations externes. Le dirigeant a aussi annoncé qu’il envisageait d’actions personnelles, y compris rachat d’actions et étude d’une procédure judiciaire contre Grizzly Research.
Rappels sur les contrôles et la certification
La direction a rappelé que l’audit externe reste le garant des comptes et que les commissaires aux comptes ont procédé aux vérifications requises. La mention d’« erreurs anciennes » a été mise en perspective pour expliquer des ajustements sans, selon l’entreprise, remettre en cause la sincérité des états. Ces éléments servent à contrer l’idée d’une tromperie délibérée envers les investisseurs.
Quel est le lien entre 2CRSi et NewYork GreenCloud ?
2CRSi présente NewYork GreenCloud comme un client et nie tout lien capitalistique ou dirigeant entre les structures. La désignation « Co‑Founder » relevée dans une présentation de NYGC serait liée à un diaporama interne listant des intervenants du projet et non des mandataires sociaux. Le groupe précise avoir réalisé des prestations web et supports pour NYGC pour un montant inférieur à 100 000 euros, facturées et réglées. Le contrat‑cadre de 610 millions de dollars mentionné n’aurait engendré aucune facturation sur l’exercice cité, la croissance américaine provenant d’autres commandes livrées et payées.
La société met en avant une relation commerciale existante avec certains interlocuteurs depuis 2021 et rappelle que les différences signalées par Grizzly Research résultent d’approches différentes du calcul du chiffre d’affaires. Il s’agit selon 2CRSi de distinction entre zone de livraison et zone de facturation, ce qui peut expliquer des écarts apparents.
Les objectifs financiers restent-ils défendables ?
Le directeur général a confirmé la projection de dépasser 400 millions d’euros de chiffre d’affaires pour l’exercice, en s’appuyant sur la dynamique observée au premier semestre. Les chiffres publiés pour la période transforment l’argument commercial en élément de preuve selon la direction. La société met en avant la croissance américaine et des commandes livrées comme fondements de ses prévisions.
- Prévision : plus de 400 millions d’euros de CA sur l’exercice.
- Action du PDG : rachat personnel d’actions annoncé.
- Voie juridique : étude d’une action en justice contre Grizzly Research.
Ces engagements visent à restaurer la confiance du marché et à montrer que la direction mise sur des preuves opérationnelles plutôt que sur de simples déclarations.
Quel impact sur la cotation et sur les actionnaires ?
La cotation du titre a été suspendue suite à la publication du rapport puis a repris en nette baisse, reflétant l’inquiétude des investisseurs. Le titre a perdu une part significative de sa valeur à la reprise, générant des réactions immédiates sur le seuil de liquidité et la confiance. Les actionnaires doivent désormais composer avec une période d’incertitude pendant que les échanges officiels et juridiques se poursuivent.
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Laurent Jonas est un consultant chevronné en fiscalité, spécialisé dans l’optimisation des impôts et la gestion des finances des entreprises. Avec une solide expérience auprès des TPE et PME, il offre sur FAIRE des articles riches en conseils pour naviguer dans le monde complexe des crédits d’impôts et des aides publiques.





