Une étude récente portant sur les paiements en restauration révèle que le geste du pourboire reste minoritaire en France : seulement 19 % des additions s’achèvent par un supplément. Ces différences régionales fortes ont des conséquences concrètes pour les restaurateurs et les salariés, en particulier dans les zones touristiques ou à forte fréquentation.
Les chiffres, issus d’une analyse des transactions traitées par Sunday, montrent que le comportement des clients vis‑à‑vis du pourboire n’est ni uniforme ni anodin : il influe sur les revenus des équipes et sur la perception locale du service inclus.
Une région se détache nettement
Sur le podium des régions où l’on arrondit le plus souvent l’addition, la Provence‑Alpes‑Côte d’Azur arrive largement en tête. Là‑bas, près d’une note sur trois est accompagnée d’un pourboire, un niveau qui dépasse nettement la moyenne nationale.
Ce constat couvre aussi bien les établissements en bord de mer que ceux situés dans l’arrière‑pays : l’attrait touristique et la fréquentation saisonnière semblent accentuer la propension à laisser un extra.
Classement régional : fréquence et montants
La répartition par territoire révèle des contrastes marqués : certaines régions dépassent le quart des additions avec pourboire, tandis que d’autres restent en deçà de 10 %.
- Provence‑Alpes‑Côte d’Azur : ~30 % des additions accompagnées d’un pourboire
- Occitanie et Normandie : environ 24 %
- Auvergne‑Rhône‑Alpes : ~22 %
- Île‑de‑France : ~17 %
- Hauts‑de‑France : ~10 %
- Pays de la Loire : ~8 %
- Centre‑Val de Loire : ~6 %
Autre enseignement : la fréquence ne préjuge pas du montant moyen du pourboire. Certaines régions où le geste est fréquent affichent des montants proportionnellement plus bas.
Le Grand Est dépasse la moyenne sur le montant
En comparant le pourcentage du supplément par rapport au total de l’addition, le Grand Est occupe la première place : les pourboires y représentent en moyenne environ 6,4 % de la note, contre une moyenne nationale située autour de 5,8 %.
À l’inverse, l’Occitanie, malgré sa place dans le haut du classement en fréquence, présente le plus faible ratio moyen, proche de 4,5 %. D’autres régions comme la Bretagne ou la Bourgogne‑Franche‑Comté se situent légèrement au‑dessus de la moyenne française.
Pourquoi ces différences importent
Pour les professionnels du secteur, ces disparités ont plusieurs implications pratiques : planification des salaires, politique de service, communication auprès de la clientèle et stratégie face aux variations saisonnières. Dans les zones où le pourboire est rare, les établissements doivent davantage compter sur les prix et charges fixes ; ailleurs, un supplément régulier peut représenter un complément non négligeable pour le personnel.
Sur le plan culturel, ces chiffres confirment que le pourboire en France reste largement perçu comme un témoignage d’appréciation ponctuel, et non comme une obligation automatique — un contraste notable avec certains pays européens et nord‑américains où le geste est plus systématique et souvent plus élevé en proportion de l’addition.
En pratique, pour les voyageurs ou les locaux qui veulent mieux comprendre les usages : arrondir l’addition reste apprécié mais facultatif, et la norme varie nettement selon la région.
Sources : analyse des transactions Sunday, reprise et traitement par des médias nationaux.
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Benjamin Lambert est spécialisé dans l’analyse des marchés financiers et la gestion d’actifs. Avec plus de 12 ans d’expérience, il apporte des analyses claires sur les tendances boursières, les investissements durables et les stratégies fiscales. Sur FAIRE, Pierre décrypte l’actualité économique pour mieux vous guider dans vos choix financiers.




