Accueil » Tendances » Enfin, un consensus autour des retraites des fonctionnaires d’État serait-il trouvé ?

Enfin, un consensus autour des retraites des fonctionnaires d’État serait-il trouvé ?

Durée de lecture: environ 2 minutes
un consensus autour des retraites des fonctionnaires d’État

Une inégalité flagrante avec l’Hexagone

Les fonctionnaires d’État en Polynésie française subissent une injustice majeure. Ils sont 7000 agents affectés au fenua. Plus de 80% d’entre eux sont originaires de Polynésie. À la retraite, leur pension s’élève à seulement 30% de leur revenu d’activité. En comparaison, leurs homologues de l’Hexagone perçoivent 70%. Cet écart considérable existe depuis la suppression progressive de l’ITR. Cette indemnité temporaire de retraite sera totalement supprimée d’ici 2028.

Une rencontre constructive avec les parlementaires

Un espoir se dessine pour ces fonctionnaires polynésiens. Les parlementaires ont récemment reçu tous les représentants syndicaux. Cette réunion s’est tenue en marge d’une mission sur le mode de scrutin. L’objectif était de trouver un consensus sur cette épineuse question des retraites.

La députée Mereana Reid Arbelot s’est montrée optimiste. Elle a déclaré être « satisfaite » car « les esprits sont apaisés ». Les participants ont identifié les points d’accord et de désaccord.

Des positions syndicales divergentes sur la CVR

La Contribution Volontaire de Retraite divise les centrales syndicales. Cette solution implique une double cotisation pour les agents. L’intersyndicale y est majoritairement opposée. Seule l’UNSA ne ferme pas la porte à cette option.

Diana Yieng Kow, secrétaire du Stip/Aep-Unsa, estime que la CVR et une révision de la pension civile sont compatibles. Elle précise : « Ceux qui ont opté, tant mieux, ils continuent, et ceux qui n’ont pas opté auront la pension civile. »

L’appel à un calcul plus équitable

La plupart des représentants syndicaux demandent une méthode de calcul plus juste. Ils illustrent leur demande par des cas concrets. Edgard Sommers, de la CSTP FO, évoque la situation de militaires polynésiens.

Certains touchent moins de 100 000 Fcfp par mois à la retraite. Cette somme rend difficile leur retour en Polynésie. Patrice Galenon, secrétaire général de la même organisation, se réjouit du front commun qui se dessine. « 75%, c’est la bataille que nous avons toujours menée. »

La position prudente de l’État

L’État se dit prêt à discuter. Cependant, cette ouverture s’accompagne d’une condition importante. Toute réflexion sur les retraites devra inclure un débat « sur les surrémunérations en Outre-mer ».

Cette précision laisse entrevoir des négociations complexes. L’État cherche visiblement un équilibre global dans la rémunération des fonctionnaires ultramarins. La revalorisation des pensions pourrait s’accompagner d’ajustements sur d’autres aspects de leur rémunération.

Conclusion

La question des retraites des fonctionnaires d’État en Polynésie française semble entrer dans une phase constructive. Les différentes parties prenantes montrent une volonté de dialogue. L’écart de 40% avec l’Hexagone apparaît difficile à justifier.

Il pénalise particulièrement les agents originaires du territoire. La suppression totale de l’ITR en 2028 rend urgente la recherche d’une solution alternative. Si un consensus émerge entre syndicats et parlementaires, il faudra encore convaincre l’État. Ce dernier semble conditionner toute avancée à une réflexion plus large sur les rémunérations ultramarines. Le chemin vers l’équité reste encore long, mais une dynamique positive semble enclenchée.

Articles similaires

Notez cet article
Partager l'article

Laisser un commentaire