Face à l’inflation persistante des denrées, une technique simple fait son chemin chez les consommateurs : commencer ses courses par un inventaire complet de son réfrigérateur et de ses placards. Popularisée au Royaume‑Uni par l’influenceuse Lauren Thorpe, cette approche change l’ordre habituel des choses et peut alléger la facture tout en limitant le gaspillage.
Principe : faire l’inventaire avant d’acheter
Plutôt que d’aller au supermarché avec des envies floues, la méthode invite à comptabiliser d’abord ce que l’on a déjà — frigo, congélateur, placards et réserves. L’objectif est simple : construire les menus de la semaine à partir des produits disponibles, puis dresser une liste de courses qui ne contient que l’essentiel.
Cet ajustement d’habitude peut sembler anodin, mais il inverse la logique courante et bloque plusieurs sources de dépenses inutiles. On évite notamment les doublons et les achats motivés par l’impulsion du moment.
Étapes pratiques pour commencer
- Videz visuellement votre frigo et vos placards : notez ingrédients, quantités et dates de péremption.
- Planifiez 3 à 7 repas en tenant compte des restes et des produits périssables.
- Rédigez une liste de courses ciblée : achetez uniquement ce qui manque pour compléter vos menus.
- Congelez ce qui ne sera pas consommé rapidement et privilégiez le principe « premier entré, premier sorti ».
- Si vous le souhaitez, utilisez une application ou un outil d’IA pour proposer des recettes à partir des ingrédients restants.
Quelques foyers rapportent des gains annuels non négligeables — plusieurs estimations évoquent jusqu’à quelques centaines d’euros économisés — selon la fréquence des courses et les comportements antérieurs.
La méthode ne demande pas d’équipement particulier, seulement quelques minutes de préparation avant de sortir. Pour beaucoup, le temps investi est vite rentabilisé par la réduction des achats superflus.
Impacts concrets : budget et environnement
Au-delà du portefeuille, cette pratique contribue à réduire le gaspillage alimentaire. Une part importante des aliments jetés chaque année l’est parce qu’ils ont été oubliés ou remplacés trop tôt par de nouveaux achats — pas nécessairement parce qu’ils sont périmés.
En consommant d’abord ce qui est déjà chez soi, on diminue ces pertes et, par ricochet, l’empreinte environnementale liée à la production et au transport de denrées superflues.
Pour qui et quelles limites ?
Cette méthode s’adresse particulièrement aux foyers qui font régulièrement des courses de dernière minute ou qui ont du mal à suivre leurs stocks. Elle est aussi utile aux personnes souhaitant diminuer leur impact écologique sans changer radicalement leurs habitudes.
Cependant, elle demande un peu d’organisation : noter, planifier et parfois cuisiner des plats improvisés à partir d’ingrédients disparates. Pour certains, l’effort mental peut représenter une barrière au départ.
En pratique, un test sur une à deux semaines suffit à mesurer l’effet sur le budget et le taux de gaspillage. Les résultats varient selon la taille du foyer et la discipline appliquée, mais l’idée reste simple et reproductible.
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Benjamin Lambert est spécialisé dans l’analyse des marchés financiers et la gestion d’actifs. Avec plus de 12 ans d’expérience, il apporte des analyses claires sur les tendances boursières, les investissements durables et les stratégies fiscales. Sur FAIRE, Pierre décrypte l’actualité économique pour mieux vous guider dans vos choix financiers.





